

Un article de Agnès Lenoire pour pseudo-sciences.org fait des éclats!
Extrait:
"...21 novembre 2006 sur Canal + : un des invités de l’émission « Le grand journal » se nomme Gary Kurtz… le plateau est sous le charme.
Le personnage a pourtant une allure des plus normales et ordinaires. Comme vous et moi. Sauf que pour lui, une aura de célébrité et de mystère le précède, rendant encore plus troublante cette apparente proximité avec le tout-venant. Et c’est peu dire que le plateau de Michel Denisot s’est senti troublé ce soir-là, au point de ne poser, à aucun moment, aucune question qui dérange, au point de taire le moindre petit doute, comme si effleurer ce monsieur d’une once de curiosité critique eût été un sacrilège, au vu de son don immense. Voilà pour l’ambiance du plateau. C’était mal parti pour le scepticisme. Mais il est toujours temps : rattrapons-nous ensemble et voyons un peu comment s’est déroulée cette petite séquence de propagande mystique
Admiration sans objet
M. Denisot lui demande d’abord comment il doit le présenter aux spectateurs : magicien, illusionniste ? G. Kurtz répond que non, il n’est ni l’un ni l’autre : il se dit « mentaliste, ou magicien de l’esprit ». C’est bien là que le bât blesse ! Tout le ressentiment qu’on peut nourrir, en tant que rationaliste, à son égard, tient en cette définition de ses talents. Car qui reprocherait à un magicien illusionniste de « bluffer » ses spectateurs ? C’est d’ailleurs l’existence de techniques bien étudiées et travaillées, avouées mais non dévoilées, qui vaut à l’illusionniste toute notre admiration. Un label de professionnalisme, en quelque sorte. Mais ici, qu’y-a-t-il à admirer ? Un don du type « paranormal », en lequel nous ne croyons pas, qui sera donc du type « vide ».
Denisot s’enquiert aussi des causes de son talent : trucs, don, ou travail ? Kurtz réfute les « trucs » mais ne se prononce pas sur les deux autres propositions, ce qui renforce l’idée de capacité de son esprit. En effet, s’il n’y a pas de truc, c’est qu’il est doué, non ? – déduction simpliste, mais efficace. Le travail pouvant aussi bien s’associer au « don » qu’à l’élaboration de trucages, il n’en dira rien..."
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L'avis de Gérard Majax
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