

La polémique continue sur le site pseudo-sciences... avec Gilles Rollini, prestidigitateur, a lu l’article « Gary Kurtz, le charlatan adulé des médias » publié sur notre site le 25 novembre 2006. Nous vous livrons ici sa minutieuse analyse à la fois de l’article et du personnage de Gary Kurtz.
Tout d’abord, je rappellerai que je suis comme vous opposé à tout charlatanisme et exploitation des gens par le biais de croyances ou manipulation mentale.
Que les choses soient claires également : tout comme moi, Gary Kurtz ne jouit d’aucun don « surnaturel », mais n’est qu’un artiste prestidigitateur, et d’ailleurs pas mauvais du tout, vu son succès, et la difficulté (que je connais) de certains de ses effets. Il y a plusieurs années, il avait un très bon numéro de prestidigitation traditionnel.
Je n’ai pas vu l’émission dont vous parlez, mais j’ai eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Gary Kurtz, puisque [...] je suis illusionniste et que de plus, je me suis toujours intéressé pour toutes sortes de raisons au mentalisme.
Et c’est en écrivant ce dernier mot que je me dois de vous apporter une précision en rapport avec votre article. Vous écrivez « Il se dit mentaliste…c’est bien là que le bât blesse ». Il faut savoir que la prestidigitation recouvre un certain nombre de spécialités. Certains font ce qu’on appelle de la magie générale, d’autres des grandes illusions, d’autres encore travaillent avec les cartes (qu’on appelle la cartomagie, à ne pas confondre avec la cartomancie), en close up (magie rapprochée), avec le feu, les cordes, les liquides, en magie comique ou spécialement pour enfants etc… Toutes ces spécialités ont un terme bien spécifique, et il en est de même pour les illusionnistes qui font des tours de pseudovoyance ou de divination et que dans notre jargon et dans les catalogues de matériel on appelle mentalisme. Il ne faut y voir là qu’un terme technique n’ayant aucune connotation surnaturelle. C’est pourquoi je ne pense pas qu’on puisse faire grief à Kurtz d’employer ce terme. Je l’emploie moi-même, rarement il est vrai avec le public, mais plutôt avec les organisateurs de spectacles pour leur faire comprendre exactement l’objet de ma prestation.
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