

Just for show, Le cabaret du cul ironique
La nouvelle pièce de Lloyd Newson, intitulée Just for show, s’inscrit dans la tradition du cabaret et de la revue. Cela a pu surprendre les habitués de ce chorégraphe, plus connu jusqu’ici pour des spectacles polémiques. Pourtant, malgré les apparences, ce nouvel opus est encore plus provocateur que les précédents.
Il y a tout ce qui fait les grandes revues, depuis les danses virtuoses et les numéros de prestidigitation, jusqu’aux sketches de la meneuse et aux jeux de lumière et d’illusion très sophistiqués avec tout le rythme et le glamour que cela suppose. Et il y a le sexe. Comme dans les grandes revues, Just for show n’abuse pas de la nudité, en revanche les occurrences sexys sont nombreuses, chippendales et jolis tétons foisonnent, jamais crûment, toujours incontestablement, quoi que Lloyd Newson, tout en respectant la tradition, ait singulièrement modernisé le propos. D’abord, il en abolit le sexisme, donnant des occasions aux amateurs de belles anatomies des deux sexes. Ensuite, il tient compte des avancés sociétales, évoquant la fellation, montrant un couple qui fait l’amour, mais en musique et lumière. Le cabaret de Lloyd Newson renoue avec ce que les grandes enseignes du genre ont un peu perdu, leur soufre. Il y a autant de lumière et de laser qu’au Crazy, mais avec un peu plus de cul.
Sources : Webthea.com et Plus d'infos
Just for show ; Lloyd Newson. DV8 Physical Theatre. Théâtre de la Ville. Paris Dans le cadre du Festival d’Automne. Jusqu’au 29 octobre. Puis à la Maison de la Danse (Lyon, 8e) du 3 au 5 novembre.
Photo : Jiri Volek Texte: Philippe Verrièle