

le site www.dhnet.be nous propose une interview sympathique de david Copperfield à l'occasion de sa venue en Europe.
Extrait de dhnet.be
Pour le plus grand illusionniste du monde, les gens ont besoin de rêver. Il essaie de faire voyager son public durant son spectacle pour que chaque personne présente dans la salle retrouve, quelques instants, les yeux de son enfance. Afin d'y arriver, il travaille dur et ne cesse de réfléchir à de nouveaux tours. Si on pouvait lui donner un autre qualificatif que celui de magicien, ce serait plus que probablement faiseur de rêves. Rencontre avec un homme qui imagine encore et encore pour que les esprits tracassés puissent s'évader.
Comment faites-vous pour encore étonner les gens alors que les effets spéciaux font partie de la vie de tous les jours?
«J'avais le choix. Soit j'abandonnais face aux effets spéciaux, soit je persévérais. J'ai décidé de baser mon spectacle sur les films et leurs effets spéciaux. D'ailleurs, quand j'étais petit, mon intérêt allait vers les films. Mes idoles n'étaient pas des magiciens mais des réalisateurs. Comme Orson Welles ou Disney qui faisaient de la magie dans leurs films! Mais c'est vrai que la technologie nous envahit, donc je fais un spectacle aussi en trois dimensions.»
De combien de temps avez-vous besoin afin de mettre un nouveau tour sur pied?
«Chaque illusion prend trois ans de travail. Du concept à la réalisation en passant par les différentes modifications, cela prend beaucoup de temps. Chaque illusion a un nombre incalculable de technologies derrière elle. Parfois, les gens racontent sur Internet certains de mes secrets. Mais là, pas de problème, je change la manière de le faire. C'est pourquoi cela prend tellement de temps.»
Comment faites-vous pour conserver cette réputation de meilleur illusionniste du monde?
«J'ai une très bonne équipe et je pense avoir moi-même une très bonne imagination. Et j'ai un autre secret, j'écoute mon public et ce qu'il veut. Il y a cinq ans, j'ai fait un spectacle à Broadway qui s'appelait Rêves et cauchemars et les directives voulaient que chaque illusion soit basée sur mes propres rêves et cauchemars. J'ai adoré cette idée et puis j'ai décidé de faire la même chose avec ceux des autres. Je prends mes idées chez les autres comme ceux qui rêvent de gagner au Lotto.»
Comment faites-vous pour que personne ne révèle les secrets de vos tours?
«C'est très dur. Déjà mon équipe ne connaît que des parties des réalisations de mes illusions et pas leur globalité. Et j'ai beaucoup de secrets, de solutions, donc je peux toujours un peu modifier mon tour s'il y a des fuites.»
Après 40 ans dans le monde de la magie, êtes-vous encore étonné?
«Oui. Suivre mes rêves, voir les enfants s'émerveiller et contenter mon public, c'est extraordinaire et merveilleux.»
Vous vous occupez d'un projet en Belgique...
«Oui, le Project Magic. Le projet s'étend dans les hôpitaux. Je suis très fier de cette association. Les gens ont besoin de rêver, encore plus quand ils sont à l'hôpital. Je ne donne plus de cours de magie, sauf quand je me rends dans les cliniques. Les gens se sentent mieux physiquement grâce à cette occupation.»
Propos recueillis par Sophie Lagesse
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