

Un excellent artice paru sur Krinein.com nous fait découvrir un historique du cinéma au sein duquel on peut y lire article sur Georges Méliès.
Extrait:
"...Georges Méliès (1861-1938) est le premier à saisir les possibilités de la caméra. Il l’utilise comme un instrument apte à distiller le rêve. Méliès est aujourd’hui reconnu comme celui qui a tout inventé : scénario, trucage, burlesque, fantastique… Prestidigitateur, illusionniste, Méliès oriente le cinéma vers une voie « théâtrale spectaculaire », ayant bien cerné que l’incroyable réalité découverte par les frères Lumière ne suffisait plus pour émouvoir. Il faut aller plus loin que la basique prise des scènes de vie de la Belle Epoque. Il s’agit, comme l’a dit Apollinaire, « d’enchanter la vulgaire réalité ». « Je salue en vous le créateur de spectacle cinématographique » dira plus tard Louis Lumière à Georges Méliès, lors d’un banquet. Repreneur du théâtre Robert-Houdin, Méliès est un jeune et dynamique prestidigitateur. Il crée sur scène des sketchs alliant féerie, fantastique, bouffonneries et illusions. Méliès est très tôt intéressé par le cinéma naissant. Il est le premier à découvrir les propriétés insoupçonnées de la caméra, donnant lieu aux trucages. L’anecdote raconte que Méliès filmait une scène place de l’Opéra de Paris et dû, faute de comédiens, arrêter la prise de vue pour la reprendre ensuite. A la projection du rush, Méliès a eu la surprise de voir une ambulance passant dans le champs se transformer en corbillard ! Avec cet incident, il découvre le premier procédé de trucage. En 1896, pour son film Escamotage d’une dame chez Robert-Houdin, il filme une dame assise sur une chaise, arrête la caméra et remplace la femme par un squelette avant de recommencer à filmer. Le premier trucage au cinéma. En 1897, Méliès construit un studio, dans la région parisienne. C’est là que sont réalisés les plus connus de ses films : Le Voyage sur la Lune, Cendrillon, L’homme-orchestre, etc…. Méliès, le « mage de Montreuil », est un créateur qui touche à tous les genres, à toutes les histoires, qui conçoit lui-même ses décors et interprète souvent lui-même ses films. Outre la substitution par arrêt, Méliès utilise d’autres trucages comme la surimpression, bien connue des photographes et d’autres techniques plus théâtrales comme la trappe, les mannequins, la pyrotechnie, le trompe l’œil et autres décors articulés…
Début des années 1900, Méliès est au fait de sa gloire. Il est mondialement connu. C’est pendant ces années qu’il réalise son film le plus retenu : Le Voyage dans la Lune, souvent reconnu comme le premier film fantastique de l’histoire du Cinéma. Le voyage sur la lune rencontre un triomphe sans précédent. Féerie, loufoqueries, action et aventure sont au rendez-vous. Un film stupéfiant par ses trucages et inspiré par les œuvres de Jules Vernes. Le copyright n’existant pas encore, le film est pastiché à maintes reprises, aux Etats-Unis, notamment. Le voyage dans la lune nous montre une expédition interplanétaire à l’aide d’un canon qui permet aux voyageurs d’être propulsés dans « l’œil » de la lune. Le film a nécessité la réalisation de trente tableaux et dure treize minutes. Malgré le piratage, il fait connaître Méliès dans le monde entier. Entre 1896 et 1913, le prestidigitateur réalise plus de 500 titres.
Méliès n’est pas le seul prestidigitateur pionnier du cinéma, même s’il est vu comme l’un des plus brillants. De nombreux et fameux théâtres du monde entier, fin 19ème, comme le Egyptian Hall de Londres, titrent leurs affiches « vues animées ». Félicien Trewey, le célèbre ombromane anglais, Carl Hertz, l’illusionniste américain, Leopoldo Fregoli, le prestidigitateur italien… Partout dans le monde, le cinéma est d’abord une affaire de magiciens. (...)
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