

Un article interessant sur un artiste Suisse qui semble se distinguer des autres magiciens...A suivre!
Le crâne rasé, le regard bleu perçant comme un pic à glace, Philipp Boë inspire dès les premiers instants un petit je-ne-sais-quoi d'inquiétant. Troublante présence, au corps comme désarticulé et à la gestuelle déconcertante, il capte son auditeur. Dans un décor à la Magritte, entre chapeau melon, ciel nuageux et œuf en cage, le jeune prestidigitateur détective se débat avec une nuit de crime et quelques indices aussi absurdes qu'ensorcelants: «L'objet n'est pas son nom», répète une voix off, comme une mystérieuse incantation, sur fond de manipulations et de fausses pistes. Inutile de chercher le sens, seul compte la beauté de ce spectacle visuel, où les numéros de magie se fondent complètement dans une atmosphère poético-surréaliste, proche des films de David Lynch. Car Philipp Boë a su planter un univers cohérent, baignant dans une douce folie, qu'agrémente une bande-son des plus hypnotiques. Quelques objets mobiles qui lui jouent des tours et des mots qui surgissent de nulle part mettent à mal notre artiste, dans une ronde hallucinatoire et sensible. S'il y a quelques longueurs, cet objet théâtral reste une étrangeté à découvrir… sans attente particulière: son charme tient particulièrement à ses échappées toutes aussi imprévisibles.
Quant à la seconde partie de soirée avec La fête , en compagnie de la troupe d'amateurs Top Modestes, elle dégageait un parfum piquant. Dans une salle des fêtes abandonnée, cinq invités en mal de festivités attendent avec impatience que le bal commence. Mais où sont-ils donc tous passés? ...
Sources: 24heures.ch
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