| La magie, un art millénaire
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L'art de la magie, de produire des phénomènes extraordinaires en contradiction avec les lois de la nature
remonte à la nuit des temps. Durant la préhistoire, on peut supposer que plusieurs individus éparpillés dans
le monde réalisent qu'ils ont le talent de tromper leurs semblables. C'est ainsi qu'ils deviennent les premiers
magiciens ou sorciers. Des ustensiles de la préhistoire et des illustrations retrouvées dans les grottes semblent
attester que, dès 50000 av. J-C, des rites magiques sont pratiqués par les hommes des cavernes dans le cadre de rites
religieux. Ceux que l'on qualifie de sorciers ou de guérisseurs à cette époque ont à la fois la connaissance de certains
principes fondamentaux de la vie et de la nature (comme les effets bénéfiques de certaines plantes ou de potions sur
le corps...) et sans doute aussi l'habileté de tromper soit oralement, soit visuellement leurs congénères.
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| Les premiers écrits
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De très anciens textes comportent des allusions à des tours de magie ou de fakirisme: La Bible elle même nous parle
des miracles de Moïse et de ses confrontations avec les magiciens de Pharaon: L'eau changée en vin, le bâton
transformé en serpent (un classique du fakirisme). Les premiers vrais écrits historiques qui mentionnent un tour
de magie datent de l' Egypte ancienne. Une scène représentant le jeu des muscades et des gobelets datant d'environ
2500 av. J.C a été retrouvée sur l'une des parois du tombeau de Beni Hassan. De même, la première trace écrite d'un
spectacle magique est mentionnée dans le Papyrus Westcar. La magie semblait être utilisée par les prêtres pour
crédibiliser les pouvoirs de Pharaon sur les "simples mortels" et simuler des dons surnaturels (techniques
de mécanique sablonneuse pour arrêter des fontaines à volonté ou ouvrir des portes de temples comme par magie...).
A la même époque en Chine (entre 2700 et 2500 av. J.-C), on présente déjà le fameux tour des anneaux chinois, ces
cercles de métal que les magiciens semblent enclaver et désenclaver à volonté. On retrouve également une description
du jeu des gobelets dans une lettre du rhéteur grec Alciphron (200 ans après J.C.)
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| La magie et la sorcellerie
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Au Moyen-Age, tout le monde croit en la magie et celle-ci est toujours liée à la religion et aux croyances diverses.
On lui attribue des pouvoirs guérisseurs, stimulants ou qui jouent un rôle dans la destiné: Cela n'a guère changé !
Quand on constate la facilité avec laquelle on peut, encore aujourd'hui, tromper ses contemporains et la crédulité dont
ils font preuve face à la parapsychologie ou la voyance, on ne peut que sourire à l'idée d'imaginer l'impuissance des
gens de l'époque face à des choses auxquelles ils ne voyaient aucune explication ! Toutefois, certains érudits font
déjà la différence entre les jeux de prestige et la magie: Le moine franciscain Roger Bacon est le premier à décrire,
en 1240, des tours de magie et les expliquer grossièrement afin de démonter qu'il s'agit d'amusement récréatif et non
d'une activité en rapport avec le diable.
Mais l'Église voit d'un mauvais oeil ces pratiques et se met à persécuter leurs auteurs. Jusqu'au 18ème siècle nombreux
furent ceux et surtout celles qui, accusés de sorcellerie, moururent sur le bûcher (Il y aura environ 100 000 procès et
50 000 exécutions !). Ainsi, avec l'avènement de la religion en occident et la période noire de l'inquisition,
les magiciens se font plutôt discrets car ils peuvent être soupçonnés de sorcellerie, de commerce avec le malin et
être condamnés à mort.
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| Les premiers livres
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Ce n'est qu'en 1584 qu'un livre est enfin publié sur l'art de la magie: The discovery of witchcraft
(La découverte de la sorcellerie) de Reginald Scott. L'auteur analyse pour la première fois les tours
de magie et tente de réfuter toutes les superstitions y attenant. Ce livre marque un tournant dans l'histoire de
l'illusion car il propose de faire la distinction entre Tours d'adresse et Sorcellerie. C'est dans le but de
convaincre le roi d'Ecosse Jacques 1er qu'il est injuste de condamner des gens qui ne sont que des amuseurs,
que Scott y décrit les secrets de plusieurs tours: Cordes, papiers, monnaies et même un effet de décapitation.
Bien que ce livre soit publié dans le but de protéger le public des charlatans, il obtient l'effet inverse:
Le grand public de l'époque est composé de gens trop pauvres pour pouvoir s'acheter un livre et beaucoup ne
savent même pas lire ! Les seuls qui peuvent en tirer avantage sont les riches... et les faux devins ! Résultat:
Jacques 1er ordonne de brûler tous les livres... et les sorciers avec !
La même année en France, un livre est publié sur le même sujet: "La première partie des subtiles et plaisantes
inventions" par J. Prevost. On y dévoile des secrets et l'auteur propose de remplacer le terme de magie par
Physique amusante: Magie est un mot trop équivoque qu'on apparente facilement à sorcellerie. La Physique amusante devient alors un divertissement de salon très apprécié. L'influence du livre de Prevost associée au à
la mode de l'esprit scientifique de l'époque décide beaucoup de magiciens à prendre le titre de physicien ou
pratiquant la Physique amusante.
Retour en Angleterre début 17ème siècle, où sont publiés les premiers ouvrages sur l'art magique:
"The art of Conjuring" en 1612, puis "The art of Juggling, or legerdemain" de Samuel Rid en 1614. En 1634
le premier ouvrage qui détaille avec précision comment effectuer les tours qui y sont décrits est publié par
un certain Hocus Pocus dans un traité intitulé "The anatomy of legerdemain: The art of Juggling".
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| La magie de rue
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Du Moyen-Age au 18ème siècle, la magie se cantonne aux spectacles de rue. On amuse le public dans les foires,
sur les places publiques, dans les fêtes ou chez les nobles. Ces premiers magiciens européens sont pour la plupart
des artistes ambulants qui sont également jongleurs, avaleurs de sabres ou cracheurs de feu. Ils sont souvent
accompagnés de dresseurs, acrobates, chanteurs ou danseurs. Des gravures de l'époque montrent que ces magiciens
exécutaient des tours comme le jeu des muscades et des gobelets ou encore la corde coupée puis raccommodée.
Plus tard, ils ajoutent à leurs numéros des tours de pièces et, à partir du 14ème siècle, des tours de cartes.
Il n'est pas rare que pendant qu'un magicien présente son numéro, un autre profite de l'attention du public et
améliore sa dextérité... en dérobant les bourses des spectateurs !
Une fois la période de chasse aux sorcières passée, l'art magique se tend de plus en plus vers le spectacle. Au
18ème siècle, les jongleurs et artistes de salon trouvent finalement leur milieu idéal avec des représentations
chez les gens fortunés. Une figure émerge à cette époque: Isaac Fawkes qui se produit aussi bien dans les
habitations privées que dans les foires publiques et qui finit par faire fortune uniquement avec ses tours de magie.
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| Robert-Houdin met les pendules à l'heure...
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Au 18ème siècle les spectacles de magie se font de moins en moins dans la rue pour migrer vers les théâtres et
la prestidigitation semble être à la mode dans toute l'Europe. Même Le fameux poète allemand Goethe parle d'un
illusionniste dans l'un de ses écrits. Entre le 18ème et le 19ème siècle, on voit apparaître des centaines de
magiciens professionnels qui ne donnent leur spectacle que pour le divertissement. Le temps des charlatans
semble révolu et la prestidigitation acquiert une image respectable. Les magiciens louent, ou même font
construire de grandes salles qui se remplissent de spectateurs. Cela va favoriser la création des trucages de
scène (trappes et autres artifices scéniques...) qui mènent très vite à la réalisation de grandes illusions.
De tous ces nouveaux artistes, un seul va rapidement devenir "le père de la magie moderne":
Jean Eugène Robert-Houdin (1805 - 1871) qui se distingue très tôt par l'élégance de son style et la créativité
de ses illusions. On peut sans conteste affirmer qu'il ouvre les portes de l'âge d'or de la magie.
La prestidigitation acquiert ses lettres de noblesse et devient un art à part entière. Robert-Houdin devient
rapidement célèbre et ouvre en 1845 le "Théâtre des Soirées Fantastiques" à Paris. Cette salle ne désemplira
pas et celui qui était destiné à devenir horloger se retrouve même demandé dans les cours des plus grands souverains étrangers!
Il ira jusqu'à jouer un rôle diplomatique important dans l'histoire de la pacification de la France avec l'Algérie.
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| Les grandes productions...
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Vers fin du 19ème siècle, beaucoup de magiciens célèbres s'illustrent alors dans de grands spectacles itinérants
ou implantés dans des théâtres (comme le Mystery Egyptian Hall à Londres). Il s'agit de grosses productions mettant
en scène des grandes illusions ( lévitations, tête coupée, disparition ou apparition de personnes...) ou de tours
classiques inspirés de l'imaginaire orientale (la corde hindoue, balle de revolver attrapée entre les dents...).
Ces shows rivalisent d'ingéniosité dans leurs mises en scène comme en témoignent les affiches de l'époque et
s'attirent des foules. Leurs auteurs n'hésitent pas non plus à copier allègrement les meilleurs de tours de leurs
concurrents quand il le faut !
Entre toutes les grandes illusions et afin de permettre aux techniciens de préparer l' illusion suivante, les artistes
présentent des numéros de manipulation utilisant les accessoires de ce qui deviendra le close up: Cartes, pièces,
cordes, foulards... Avec le temps, ces petits numéros deviennent un véritable spectacle et des artistes comme
Thomas Nelson Downs (le "Roi des pièces") en font leur spécialité et deviennent de véritables vedettes avec un simple numéro
de pièces et de cartes.
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| Naissance du Vaudeville
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Vers la moitié du 19ème siècle en Angleterre, Charles Morton ouvre le premier Music Hall (café-concert), où le
public doit payer pour assister au spectacle. Jusqu'alors, les Music Halls ne sont que de simples salles où l'on
peut boire un verre et assister gratuitement à un spectacle quand il y en a un. Charles Morton change la formule en faisant
construire le Canterbury Music Hall dont il fait payer l'entrée. Succès immédiat. Il vient de donner le départ à ce
qui va devenir les variétés ou le Vaudeville. Bientôt, les théâtres de variétés ne se comptent plus en Angleterre,
aux USA et partout dans le monde. Les magiciens aux numéros plus modestes (sans grandes illusions) viennent de trouver
une nouvelle terre d'accueil pour les 100 ans à venir (jusque l'apparition de la télévision qui portera le coup
mortel que l'on sait au monde du spectacle).
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| Du Close-up au Table à table
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Début du 20ème siècle, c'est au tour de Harry Houdini de devenir une figure mondiale de l'illusion en défrayant les
chroniques avec de spectaculaires évasions, tandis que parallèlement émerge et prend
de l'importance un nouveau style de magie: le close up ou la micromagie. Aux USA et en Angleterre, le close up
se développe alors beaucoup dans des clubs d'amateurs qui partagent leurs connaissances, écrivent des livres et
assistent à des conférences. Le Canadien Dai Vernon en devient une figure légendaire. Des magiciens professionnels
décident de faire du close up leur spécialité et se produisent dans les cabarets et restaurants chics en circulant
parmi les clients pour leur montrer des tours d'adresses de très près: Ils viennent de créer le table à table.
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| Gants blancs et chapeau claque
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Au milieu du 20ème siècle, la prestidigitation devient alors un hobby à la mode: II est de bon ton d'offrir une
boite de magie aux petits garçons pour les fêtes et on trouve même la publicité du fameux Tarbell Course in magic
dans des magazines grand public aux USA ! Tandis qu'une multitude de spécialités se développent à partir du close up
(la cartomagie, la magie des pièces, des cordes...), des spécialités annexes à la prestidigitation vont prendre de
l'ampleur pour devenir des arts à part entière: Le mentalisme , Le Pick Pocketisme, la sculpture sur ballon,
l' ombromagie, la ventriloquie...
Les magiciens français proposent alors de créer une organisation qui regrouperait tous les clubs de magie du monde
et qui devient la F.I.S.M. La France organise les premiers championnats du monde de magie. En même temps, la télévision
se réconcilie avec les magiciens et il n'est pas rare de voir des numéros de magie lors d'émissions de variétés ou
de programmes pour enfants. L'anglais Robert Harbin fait sensation avec sa fameuse variation de la femme coupée en
créant la Femme Zig Zag dans les années 50 et Channing Pollock émerveille avec ses incroyables apparitions de
tourterelles.
On est au beau milieu du magicien style costume trois pièces et haut de forme quand les américains bouleversent cette
image en produisant le premier show de méga-illusions: C'est David Copperfield qui renoue avec la tradition des grands
spectacles de magie qui circulaient encore au début des années 50 ; mais en faisant disparaître la Statue de la Liberté!
Le ton est donné, la démesure lancée.
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| Toujours plus grand !
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Dans les années 70, c'est à Las Vegas que les magiciens vont pouvoir donner libre court à la démesure de leur
imagination: Les shows de grandes illusions acquièrent un niveau de sophistication inégalée jusqu'alors:
On construit même d'abord le théâtre qui va recevoir le magicien vedette puis l'hôtel casino autour, c'est dire !
Le duo allemand Siegfried & Roy en est la plus spectaculaire démonstration vivante. Soir après soir, des milliers
de spectateurs assistent, médusés, à des disparition ou apparitions de voitures, d'éléphants, de tigres blancs... voire
de dizaines de flamands roses ! Las Vegas devient (et demeure toujours) la ville des magiciens au point qu'un Casino
sans magicien vedette est un casino qui ne marche pas !
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| Petit close-up devenu grand
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Parallèlement, le close up a acquit ses lettres de noblesse. Tous les papas savent faire au moins un tour de cartes à
leur enfants ! Le table à table est devenu une animation à part entière et il n'est plus rare de voir un magicien
officier lors des cocktails privés ou aux tables des restaurants de renom. A la télévision des magiciens viennent
présenter des tours de close up et la prestidigitation est devenu un hobby accessible à tous: Il stimule la créativité
et l'imagination, développe la concentration et la précision tout en forçant à communiquer avec les autres. De plus
en plus de femmes se mettent à la magie et enrichissent la sensibilité de cet art. En France, le table à table fait
son apparition seulement à partir des années 70 et il est encore difficile pour l'amateur français de trouver des
livres de magie ou d'apprendre des tours autres que ceux décrits dans les boites de magie pour enfants. Les secrets
sont encore bien gardés dans l'hexagone, mais plus pour très longtemps.
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| Le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas
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Dans les années 80, l'israélien Uri Geller défraie la chronique d'abord en Angleterre puis partout en Europe, en
tordant des petites cuillères et en arrêtant les montres... par la force son esprit ! Il va donner le ton et ouvrir
la voie à la magie du 21ème siècle: Le mentalisme. A l'heure où les religions ont perdue de leur crédits, que le
monde s'interroge sur le futur passage à l'an 2000, il n'a jamais été autant question de voyance, de spiritualité
ou de parapsychologie. Pour ou contre, les débats sont lancés et on s'amuse de voir les faux médiums démasqués en
direct à la télévision par des magiciens connus. Toutefois les peurs ancestrales de changement de siècle, associées
au besoin de croire constitue un intérêt suffisamment fort pour que le mentalisme fasse un retour en force.
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| La génération Information
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Fin des années 90, l'Amérique prend donc le train en marche et c'est de New York qu'apparaît David Blaine:
Jouant sur la frontière entre mentalisme et le close up et ayant compris que les gens ne sont plus étonnés par
un simple tour de cartes, David Blaine profite l'engouement du public pour le mystère en présentant des tours de magie
mis en scène comme des effets de paranormal. Il y ajoute de spectaculaires démonstrations de force pour crédibiliser
son image (jeûner pendant 44 jours, se jeter du haut d'une tour après être resté debout pendant 35 heures dans
dormir, s'enfermer plusieurs jours dans un bloc de glace...) inspirés des spectacles ancestraux et qui ne sont pas
sans rappeler des icônes du Christianisme. Parallèlement, un magicien masqué se fait remarquer sur une grande
chaîne de télé américaine en expliquant les tours classiques de la prestidigitation ! Une énorme polémique mondiale
va s'ensuivre (et surtout profiter au programme !) puis sonner le glas de la notion du Secret en Magie. Désormais
l'information est disponible à qui veut bien la chercher.
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| De nos jours...
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Aujourd'hui, la prestidigitation est devenu un véritable business qui s'est démocratisé ! Si la notion du Secret
n'est plus ce qu'elle fut, les secrets sont quand même bien gardés... car ils se retrouvent perdus dans l'amalgame
des choses disponibles ! En effet, on trouve désormais des milliers de vidéos d'auteurs, de livres, de DVD, de tours
de magie chez des milliers de marchands de trucs. Les sites Internet foisonnent sur le sujet . On peut assister à des
congrès de magie, des conférences et se rencontrer dans des clubs de magie. Même le public, auparavant totalement ignorant de
la moindre technique de magie, est dorénavant plus ou moins éduqué: Beaucoup connaissent quelques trucs, ont un ami
qui fait de la magie et peuvent dire si un magicien est bon ou mauvais: Le secret ne réside plus dans la seule
connaissance du truc, mais dans l'art de bien le présenter.
Seul bémol, il semble que l'on assiste de moins en moins à de vrais spectacles de magie en Europe: Ces grands
spectacles semblent vouloir rester concentrés aux Etats-Unis. Paradoxalement il reste celle qui a détruit le Music Hall... la télévision ! Mais comparativement aux autres pays européens, la télévision Française ne semble pas
s'intéresser beaucoup aux magiciens. Cultivent-ils une image trop vieillotte par rapport aux magiciens anglo-saxons
ou plus simplement n'y a t-il pas suffisamment d'intérêt de la part des téléspectateurs français ? Une chose est
sûre ce n'est pas nous qui nous plaindront de voir trop de magie à la télé !
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