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L'interview:
Adonelly: Bonjour Sébastien vous êtes actuellement magicien professionnel, pourquoi ce choix?
Sébastien Mossière : Toute ma vie, je n'ai rêvé que de ça, quand j'étais petit il n'y avait que la magie qui m'intéressait, et j'avoue que je n'ai jamais eu besoin, jusqu'à présent de me poser cette question. Mais je crois avoir trouvé. En fait, je crois sérieusement que mon rêve inconscient est d’être un super-héro, et d’avoir une double identité, comme Clark Kent : le type le plus banal du monde, avec des pouvoirs secrets phénoménaux que personne ne soupçonne…Tiens, ça me fait penser que j’ai les mêmes initiales que SuperMan .
C’est vrai que la plupart des magiciens s’identifie peut-être à des super-héros, et pour comprendre leur personnalité, on peut les distinguer en trois catégories (au moins):
1-Bruce Wayne/Batman : Milliardaire dans le civil, il joue les mondains, se la raconte un peu et ne se sert de ses pouvoirs (des gadgets) que la nuit pour épater les Mannequins. (ça correspond à pas mal de magiciens ça, non ?)
2-David Banner/Hulk : très intelligent, le type s’est tellement passionné pour sa science, qu’elle a fini par le tenir à sa merci, et il ne contrôle plus ses pouvoirs. Résultat : les autres le trouvent chiant. (ça, ce sont les magiciens passionnés, qui ne savent pas s’arrêter -entre autre- ).
3-Clark Kent : personne ne sait qu’il a des pouvoirs (pas de gadgets), il ne passe pas sa vie à faire le malin avec ses trucs, il est minimaliste et modeste : c’est beau, il est altruiste. (je crois que c’est la marque des grands, et que c’est vers ça que je veux tendre…mais bon y’a du boulot).
Pour l’instant, je pense rentrer un peu dans les trois catégories, dommage, mais je ne désespère pas de faire des progrès en société…

Adonelly: Vous êtes depuis quelques années maintenant rentré sur le marché de la vidéo. Comment a débuté cette aventure ?
Sébastien Mossière : C’est Roger Bitoune (un vieux copain qui fréquentait le même cours de théâtre que moi), qui m’a proposé en 2000 de faire une vidéo pour débutants. J’ai tout de suite dit oui, parce que ça faisait longtemps que je voulais transmettre dans un livre ou une K7 les tours que je faisais entre 7 et 15 ans, dans mes spectacles d’anniversaires : ceux que j'avais ré-inventé, et les classiques revisités des bouquins de la bibliothèque. C'étaient des tours faciles d'exécution, mais qui, je crois, m'ont permis de développer un sens magique avec de solides bases, meilleures que si j'avais démarré, comme on le voit souvent aujourd'hui dans les magasins, avec une Vidéo purement technique.
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